Y’a quoi comme drogue dans ta drogue?

Lysergic acid diethylamide (LSD) is a synthetic psychedelic hallucinogen declared illegal in 1971. It is frequently delivered on perforated sheets of printed blotter paper soaked with a solution of LSD, such as this one with the Mad Hatter from Alice in Wonderland. Each square is a dosage. --- Image by © DEA - digital version copyright /Science Faction/Corbis Lysergsäurediethylamid (LSD) ist ein synthetisches psychedelisches Halluzinogen, das 1971 in Deutschland für illegal erklärt wurde. Die kristalline Droge wird seit dem Verbot häufig auf mehreren Bögen aus bunt bedrucktem Löschpapier, das mit LSD beträufelt ist und auf die Zunge gelegt seine Wirkung entfaltet, verbreitet. In dieser Form können Dealer die "Tickets" einfacher in Umlauf bringen. Hier ein sogenannter Blotter mit dem verrückten Hutmacher aus Lewis Carrolls "Alice im Wunderland" als Motiv.

Cher fêtard,

Tu prends cette pilule d’ecsta ou tu poses ton trait de cocaïne. T’as beau les inspecter du regard, impossible de savoir de quoi ces drogues sont composées exactement. Il faut faire confiance à des mecs qui ont trafiqué ces trucs dans des sous-sols clandestins, mal éclairés et qu’ils ont tripotés avec des mains certainement dégueulasses. Qu’est-ce qui te dit qu’ils respectent les règles d’hygiène élémentaires?

Peu importe, autant ne plus y penser et te fier à ton pote, ton dealeur, ta bonne étoile…

Et tu gobes
Il gobe
Nous gobons
Vous gobez
Ils gobent

Parce que oui, presque tout le monde a déjà essayé au moins une fois, une drogue. Weed, cocaïne, MDMA, LSD, champi, ecsta… La plupart du temps, tout se passe comme dans une nouvelle de Beigbeder : «La vie te paraît tout d’un coup extrêmement simple : on naît, on rencontre des gens passionnants, on les aime, on discute avec eux, parfois on couche ensemble. La mort n’existe pas; c’est une chouette nouvelle». D’autres fois, c’est beaucoup moins « nirvanesque ». Tu fais un bad trip, t’as envie de te défenestrer, tu fais une overdose ou… T’as un accident. Et bien sûr, ça finit à l’hosto avec un test sanguin à la clé.

C’est à peu près ce qui est arrivé récemment à un Genevois qui avait mélangé MDMA et cocaïne. Jusque là, rien de bien surprenant comme récit à part peut-être que le résultat indiquait qu’il n’avait pas pris que lesdites drogues… En fait, son test sanguin montrait aussi des traces d’héroïne. Comme lui, à l’annonce du résultat, j’ai fait une tête d’émoticône! Tu sais celui qui a les yeux tout rond.

On avait entendu tout et n’importe quoi sur les produits de coupe des drogues, mais l’héro? Heureusement, d’après Première Ligne, l’association genevoise de réduction des risques liés aux drogues, les cas similaires sont rares. L’héroïne n’est pas un produit de coupe courant, car ses effets se conjuguent mal avec des produits comme la MDMA et la cocaïne. En fait, la plupart du temps, les produits de coupe sont des substances pharmaceutiques. Ils ont un double intérêt pour ceux qui les produisent: économiser le produit de base et renforcer l’effet de la drogue.

Mais alors quels sont les produits de coupe les plus courants que t’ingères dans tes psychotropes entre 1 heure et 3 heures du mat’?

Pour la cocaïne, le produit numéro 1 en Suisse est le lévamisole. Il s’agit d’un vermifuge utilisé en médecine vétérinaire. Le médicament était utilisé autrefois pour vermifuger les humains et les animaux, mais depuis que des scientifiques ont prouvé que son usage provoquait une agranulocytose (un grave appauvrissement de globules blancs, laissant le corps vulnérable à une infection), il est désormais utilisé pour traiter les bovins infestés de vers.

Eurk !

En plus d’être un vermifuge fréquemment utilisé pour traiter les vaches, il est devenu un adultérant très populaire pour couper la cocaïne.

Mais pourquoi est-il si populaire? Une des hypothèses serait la suivante: le lévamisole augmente la quantité de dopamine libérée par l’augmentation des niveaux de glutamate dans le cerveau. Parce que l’effet euphorisant de la cocaïne est essentiellement dû au blocage de la protéine du transporteur de dopamine, le lévamisole pourrait accroître l’effet de la cocaïne en libérant de la dopamine.

CQFD.

L’ecstasy (ou MDMA) est sans doute la drogue de synthèse qui colporte le plus de rumeurs et pour cause. Il y a autant de noms de pilules d’ecsta qu’il y a de dosages et de coupes possibles. Bouddha, Monkey, MTV, Bob l’éponge, Super Mario, Chupa Chups, Superman… Avec l’ecsta, on quitte le vocabulaire bovin pour rejoindre le monde merveilleux des superproductions américaines.

Une pléthore de comprimés sont ainsi analysés en Suisse et presque tous les jours de nouvelles alertes sont créées sur le site de l’association Nuit Blanche (www.nuit-blanche.ch). En cause ? Des ecstas surdosées. En moyenne, une pilule ne devrait pas excédée 120 mg de MDMA selon l’association, mais parfois elles dépassent les 200 mg. C’est donc principalement le risque de surdosage qui pose problème avec l’ecsta. Les produits de coupe quant à eux, sont la plupart du temps l’amphétamine (ou speed) et la caféine. Ils sont populaires pour leurs effets stimulants et excitants.

Voilà, maintenant tu sais!

Bonne soirée & bon weekend!
Bien à toi,

PS: Depuis 2001, les fêtards zurichois ont accès à un laboratoire mobile qui analyse la qualité de la substance qu’ils s’apprêtent à prendre. «Le Drug Checking permet de déterminer le principe actif présent dans un produit, ainsi que sa concentration. Ça permet, en lançant des alertes, de prévenir les surdoses et tout autre danger mortel», explique Roxane Morger, coordinatrice de Première Ligne. C’est aussi un moyen pour les associations de prévention d’entrer en contact avec des consommateurs. A Genève, une demande pour instaurer pareil dispositif avait été rejetée par le procureur général en 2006. Nuit Blanche planche sur une nouvelle demande auprès des autorités.